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	<title>bersiv &#187; Armanc Rohan</title>
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	<description>à la porte du Kurdistan</description>
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		<title>Agatha Christie et les femmes kurdes</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 08:13:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Armanc Rohan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[En compagnie de son &#233;poux l&#39;arch&#233;ologue Max Mallowan, la romanci&#232;re Agatha Christie fait plusieurs s&#233;jours en Syrie et en Irak, racontant avec beaucoup de dr&#244;lerie les al&#233;as du &#34;camping&#34; entre Hassatch&#233; et Kamichliy&#233;, avec les &#233;quipes d&#39;ouvriers arabes, arm&#233;niens, y&#233;zidis. Ayant elle-m&#234;me un caract&#232;re assez ind&#233;pendant et bien tremp&#233;, c&#39;est avec approbation qu&#39;elle note la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify; ">En compagnie de son &eacute;poux l&#39;arch&eacute;ologue Max Mallowan, la romanci&egrave;re Agatha Christie fait plusieurs s&eacute;jours en Syrie et en Irak, racontant avec beaucoup de dr&ocirc;lerie les al&eacute;as du &quot;camping&quot; entre Hassatch&eacute; et Kamichliy&eacute;, avec les &eacute;quipes d&#39;ouvriers arabes, arm&eacute;niens, y&eacute;zidis. Ayant elle-m&ecirc;me un caract&egrave;re assez ind&eacute;pendant et bien tremp&eacute;, c&#39;est avec approbation qu&#39;elle note la gaiet&eacute;, les plaisanteries tr&egrave;s lestes et la fiert&eacute; des femmes kurdes, si &eacute;loign&eacute;es de la &quot;timidit&eacute;&quot; des Arabes :</div>
<blockquote>
<div style="text-align: justify; ">J&#39;aper&ccedil;ois au loin un groupe de femmes qui viennent dans ma direction. &Agrave; la gaiet&eacute; des couleurs de leurs v&ecirc;tements, je d&eacute;duis qu&#39;elles sont kurdes. Elles sont occup&eacute;es &agrave; ramasser des racines et &agrave; arracher des feuilles. Elles s&#39;avancent en droite ligne vers l&#39;endroit o&ugrave; je me repose puis s&#39;assoient en rond autour de moi.</span></div>
<div style="text-align: justify; ">&nbsp;</div>
<div style="text-align: justify; ">Ces femmes kurdes sont aussi joyeuses que ravissantes. Elles portent des couleurs &eacute;clatantes, sont coiff&eacute;es de turbans orange vif, et leurs robes sont vertes, pourpres et jaunes. Elles sont grandes et marchent la t&ecirc;te haute et le regard lointain, c&#39;est pourquoi elles ont toujours fi&egrave;re allure. Elles ont des visages de bronze, des traits r&eacute;guliers, les joues rouges et, en g&eacute;n&eacute;ral, les yeux bleus.</span></div>
<div style="text-align: justify; ">&nbsp;</div>
<div style="text-align: justify; ">Les hommes kurdes ressemblent presque tous &agrave; un portrait en couleur de Lord Kitchener qui &eacute;tait accroch&eacute; dans la nursery quand j&#39;&eacute;tais enfant. Visage rouge brique, &eacute;norme moustache brune, regard bleu, air martial et fier !</span></div>
<div style="text-align: justify; ">&nbsp;</div>
<div style="text-align: justify; ">Dans cette partie du monde, on trouve autant de villages kurdes que de villages arabes. Les deux peuples ont le m&ecirc;me style de vie, la m&ecirc;me religion, mais &agrave; aucun moment vous ne confondriez les femmes kurdes et les femmes arabes. Ces derni&egrave;res sont immanquablement pudiques et en retrait ; elles tournent la t&ecirc;te lorsque vous leur parlez ; et si elles vous observent, c&#39;est de loin. Elles ne sourient que timidement, tout en d&eacute;tournant &agrave; moiti&eacute; le regard. Le plus souvent, elles portent du noir et des couleurs sombres. Et aucune femme arabe n&#39;adresserait la parole &agrave; un homme ! &Agrave; l&#39;inverse, les Kurdes n&#39;ont aucun doute sur leur propre valeur : elles valent les hommes, ou mieux encore ! Elles sortent de leurs maisons et se mettent plaisanter avec le premier venu, et leurs journ&eacute;es s&#39;&eacute;coulent dans la bonne humeur la plus parfaite. Elles n&#39;h&eacute;sitent pas &agrave; rudoyer leurs maris. Les ouvriers de Djar&acirc;bulus, qui n&#39;ont pas l&#39;habitude d&#39;avoir affaire &agrave; des Kurdes, sont profond&eacute;ment choqu&eacute;s.</span></div>
<div style="text-align: justify; ">&nbsp;</div>
<div>
<div style="text-align: justify; ">&quot;Je crois que je n&#39;ai jamais entendu une femme respectable s&#39;adresser ainsi &agrave; son &eacute;poux ! s&#39;exclame l&#39;un d&#39;eux. Je ne savais plus o&ugrave; me mettre.&quot;</span></div>
<div style="text-align: justify; ">&nbsp;</div>
<div style="text-align: justify; ">Ce matin, mes femmes kurdes me d&eacute;taillent avec un int&eacute;r&ecirc;t non feint, et elles &eacute;changent des commentaires grivois. Elles sont tr&egrave;s amicales, me font des signes, rient et me posent des questions, puis soupirent et secouent la t&ecirc;te tout en se tapotant les l&egrave;vres. Elles me disent clairement :</span></div>
<div style="text-align: justify; ">&nbsp;</div>
<div style="text-align: justify; ">&quot;Quel dommage que nous ne puissions pas nous comprendre !&quot;</span></div>
<div style="text-align: justify; ">&nbsp;</div>
<div style="text-align: justify; ">Elles prennent l&#39;un des pans de ma jupe et l&#39;examinent attentivement. Elles tirent sur ma manche et d&eacute;signent le tertre. Suis-je l&#39;&eacute;pouse du khwaja ? J&#39;acquiesce de la t&ecirc;te. Elles me posent alors toute une s&eacute;rie de questions &agrave; br&ucirc;le-pourpoint, puis se mettent &agrave; rire en r&eacute;alisant qu&#39;elles ne pourront pas comprendre mes r&eacute;ponses. Il va sans dire qu&#39;elles veulent tout savoir sur mes enfants et mes fausses couches !</span></div>
<div style="text-align: justify; ">&nbsp;</div>
<div style="text-align: justify; ">Puis elles essaient de m&#39;expliquer &agrave; quoi vont servir les herbes et les feuilles qu&#39;elles ramassent. Peine perdue ! Nouvel &eacute;clat de rire g&eacute;n&eacute;ral. Elles se l&egrave;vent, sourient, inclinent la t&ecirc;te et disparaissent, tout en bavardant et riant. Elles me font penser &agrave; un bouquet de fleurs aux couleurs gaies et intenses&#8230; Elles vivent dans des masures de boue et ne poss&egrave;dent que quelques po&ecirc;les et casseroles, pourtant leur all&eacute;gresse et leur rire sont des plus spontan&eacute;s. Cette existence, avec son petit c&ocirc;t&eacute; rabelaisien, les enchante. Elles sont belles, robustes et radieuses.</span></div>
</p></div>
</blockquote>
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		<title>La rébellion kurde embarrasse aussi l&#8217;Iran</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 10:04:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Armanc Rohan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kurdistan]]></category>

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		<description><![CDATA[La Turquie, engag&#233;e dans une lutte contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) depuis 1984, n&#39;est pas la seule &#224; devoir faire face &#224; une r&#233;bellion kurde dans la r&#233;gion.La fronti&#232;re est une notion toute relative dans les montagnes du Kurdistan, une r&#233;gion situ&#233;e &#224; cheval sur la Turquie, l&#39;Irak et l&#39;Iran. Depuis plusieurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Turquie, engag&eacute;e dans une lutte contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) depuis 1984, n&#39;est pas la seule &agrave; devoir faire face &agrave; une r&eacute;bellion kurde dans la r&eacute;gion.La fronti&egrave;re est une notion toute relative dans les montagnes du Kurdistan, une r&eacute;gion situ&eacute;e &agrave; cheval sur la Turquie, l&#39;Irak et l&#39;Iran.</p>
<p>Depuis plusieurs ann&eacute;es, en Iran, les provinces de l&#39;Ouest sont agit&eacute;es par des mouvements de contestation et par des violences. Des accrochages &agrave; la fronti&egrave;re irakienne, entre Gardiens de la r&eacute;volution (l&#39;arm&eacute;e id&eacute;ologique du r&eacute;gime iranien) et membres du PJAK ont fait au moins 4 morts le 16 juin.Le r&eacute;gime de T&eacute;h&eacute;ran m&egrave;ne lui aussi de vastes op&eacute;rations contre ses rebelles kurdes, ceux du PJAK (Parti pour une vie libre au Kurdistan), la branche iranienne du PKK. Comme en Turquie, la gu&eacute;rilla kurde, plac&eacute;e sur la liste noire des mouvements terroristes par les Etats- Unis et par l&#39;Union europ&eacute;enne, r&eacute;clame une autonomie politique et des droits culturels et sociaux &eacute;largis pour les citoyens kurdes.</p>
<p>Plusieurs militants kurdes ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s &agrave; mort par pendaison ces derniers mois dans une vague de r&eacute;pression politique sans pr&eacute;c&eacute;dent, et le pilonnage des positions rebelles, c&ocirc;t&eacute; irakien, s&#39;est intensifi&eacute;. Quelques centaines de villageois kurdes ont &eacute;t&eacute; oblig&eacute;s de fuir la zone et au moins quatre d&#39;entre eux ont trouv&eacute; la mort apr&egrave;s les r&eacute;cents bombardements iraniens.</p>
<p>Surtout, les troupes iraniennes, comme celles de Turquie, n&#39;h&eacute;sitent plus &agrave; p&eacute;n&eacute;trer en territoire irakien pour poursuivre les rebelles et &agrave; mener des op&eacute;rations transfrontali&egrave;res, seules ou conjointement avec Ankara. Le commandement du PJAK est retranch&eacute; avec celui du PKK dans les hauteurs des monts Qandil, dans le nord de la r&eacute;gion kurde d&#39;Irak, d&#39;o&ugrave; il m&egrave;ne des attaques meurtri&egrave;res.</p>
<p><strong>&quot;VIOLATION MANIFESTE DE LA SOUVERAINET&Eacute; DE L&#39;IRAK&quot;</strong></p>
<p>Depuis d&eacute;but juin, les soldats iraniens multiplient les incursions au-del&agrave; de leur fronti&egrave;re. D&eacute;j&agrave; en mai, un h&eacute;licopt&egrave;re avait franchi la ligne pour attaquer un village. En d&eacute;cembre 2009, T&eacute;h&eacute;ran avait partiellement occup&eacute;, pendant trois jours, le champ p&eacute;trolier de Fakka situ&eacute; &agrave; l&#39;int&eacute;rieur des limites de l&#39;Irak, provoquant une vive inqui&eacute;tude &agrave; Bagdad. Ces interventions de la Turquie et de l&#39;Iran, deux rivaux dans la r&eacute;gion qui se sont rapproch&eacute;s &agrave; la faveur de la crise sur le nucl&eacute;aire iranien, m&eacute;contentent l&#39;Irak.</p>
<p>Le ministre irakien des affaires &eacute;trang&egrave;res,&nbsp;Hoshyar Zebari, un Kurde, a critiqu&eacute; une&nbsp;&quot;violation manifeste de la souverainet&eacute; de l&#39;Irak&quot;. Le but de l&#39;Iran est aussi de tester la r&eacute;action de la nouvelle majorit&eacute; politique issue des &eacute;lections nationales irakiennes du 7 mars. T&eacute;h&eacute;ran soutient l&#39;alliance chiite qui pourrait former le nouveau gouvernement.</p>
<p>Les Gardiens de la r&eacute;volution, mobilis&eacute;s le long de la fronti&egrave;re irakienne, d&eacute;crivent les attaques du PJAK comme une tentative de d&eacute;stabilisation du r&eacute;gime par les Etats-Unis et Isra&euml;l, r&eacute;guli&egrave;rement accus&eacute;s de soutenir les rebelles kurdes.&nbsp;&quot;La pr&eacute;sence de forces am&eacute;ricaines et isra&eacute;liennes sont la raison de nos mouvements dans la r&eacute;gion&quot;, a estim&eacute; le g&eacute;n&eacute;ral iranien&nbsp;Mehdi Moini.</p>
<p>Les montagnes frontali&egrave;res sont &eacute;troitement surveill&eacute;es. C&#39;est l&agrave; que trois&nbsp;&quot;randonneurs&quot;am&eacute;ricains ont &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s en juillet 2009 alors qu&#39;ils avaient franchi,&nbsp;&quot;par erreur&quot;, la fronti&egrave;re avec l&#39;Iran apr&egrave;s une excursion au Kurdistan irakien. Accus&eacute;s d&#39;espionnage, ils sont toujours d&eacute;tenus par T&eacute;h&eacute;ran.</p>
<div>
<div><a href="http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/06/22/la-rebellion-kurde-embarrasse-aussi-l-iran_1377020_3218.html"><strong>Guillaume Perrier</strong></a></div>
</div>
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		<title>Le PKK serait le tâcheron d&#8217;une force extérieure</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 08:27:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Armanc Rohan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kurdistan]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#39;Arm&#233;nie? Les Etats-Unis d&#39;Am&#233;rique ? L&#39;Union Europ&#233;enne? Isra&#235;l? Le spectre de l&#39;URSS? Le Japon? Le Suriname? Le Cameroun? La Turquie? A chaque attaque des gu&#233;rill&#233;ros kurdes, les m&#233;dias s&#39;empressent de chercher les responsables de ces attaques. Les liens qu&#39;ils peuvent cr&#233;er sont d&#39;autant plus bizarres que la Turquie entretient plus de liens avec les pseudo-responsables [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#39;Arm&eacute;nie? Les Etats-Unis d&#39;Am&eacute;rique ? L&#39;Union Europ&eacute;enne? Isra&euml;l? Le spectre de l&#39;URSS? Le Japon? Le Suriname? Le Cameroun? La Turquie?</p>
<p>A chaque attaque des gu&eacute;rill&eacute;ros kurdes, les m&eacute;dias s&#39;empressent de chercher les responsables de ces attaques. Les liens qu&#39;ils peuvent cr&eacute;er sont d&#39;autant plus bizarres que la Turquie entretient plus de liens avec les pseudo-responsables que le PKK ne pourrait en tenir.&nbsp;</p>
<p>Apr&egrave;s l&#39;attaque de la flottille du Mavi Marmara par Isra&euml;l, qui a &eacute;t&eacute; un fiasco total pour Isra&euml;l mais &eacute;galement pour le plan de la Turquie (qui se rappelle encore de cette trag&eacute;die? Soyez honn&ecirc;te, vous l&#39;aviez oubli&eacute;&#8230; n&#39;est-ce pas?) o&ugrave; Monsieur Recep Tayyip Erdogan &eacute;tait mont&eacute; sur ses chevaux et avait presque d&eacute;clar&eacute; la guerre &agrave; l&#39;Isra&euml;l&#8230; le monde l&#39;acclamait.</p>
<p>Quel courage&#8230; le grand h&eacute;ros du monde arabe, ou musulman que tout le monde attendait est venu. Un vrai tigre en carton.</p>
<p>Mais le lendemain de l&#39;attaque de la flottille, cette fois, c&#39;est le PKK qui frappe &agrave; Hatay un poste militaire de la marine. Les responsables sont connus, le PKK, et ceux qui l&#39;ont commandit&eacute;e sont les Isra&eacute;liens par repr&eacute;saille aux propos du Premier Ministre turc.</p>
<p>Je rigole&#8230; je faisais juste allusion &agrave; ce que les m&eacute;dias turcs ont suppos&eacute;.</p>
<p>Il existe une ligne d&#39;espionnage sur toute la fronti&egrave;re turque install&eacute;e par Isra&euml;l, et toujours entretenue par les Isra&eacute;liens.&nbsp;</p>
<p>Les avions sans humain, H&eacute;ron, sont des cr&eacute;ations isra&eacute;liennes. La Turquie en poss&egrave;de plusieurs.</p>
<p>L&#39;opinion publique turque croit r&eacute;ellement que le PKK est financ&eacute; et dirig&eacute; par les Am&eacute;ricains, les Europ&eacute;ens et les Isra&eacute;liens.</p>
<p>Pourtant le plus proche collaborateur de la Turquie contre le PKK reste les Am&eacute;ricains.</p>
<p>Les USA fournissent des images satellites de haute qualit&eacute; instantan&eacute;ment, &ccedil;a n&#39;aiderait pas beaucoup le PKK.</p>
<p>Encore une fois, les achats d&#39;armes se font chez le trio. La technologie militaire &agrave; Isra&euml;l et aux USA, les armes, les blind&eacute;s, les chars &agrave; l&#39;Europe, et j&#39;en passe.</p>
<p>A ce que je sache, quand les USA se sont engag&eacute;s dans la guerre au Vietnam, l&#39;Europe n&#39;a pas fourni des armes aux r&eacute;sistants vietnamiens. Et les Am&eacute;ricains, encore moins au Hamas.</p>
<p>Alors&#8230; cherchons ensemble, le PKK serait le t&acirc;cheron de qui?</p>
<p>Selon l&#39;ancien sous-secr&eacute;taire d&#39;Etat des USA, Richard Armitage, le PKK n&#39;est le t&acirc;cheron de personne. Sinon, on le saurait.</p>
<p>Encore une fois, pour ne pas dialoguer avec le PKK et ne pas accepter l&#39;erreur de la politique sur les Kurdes, la Turquie se pousse &agrave; chercher des responsables ext&eacute;rieurs. Pour ne pas accepter qu&#39;il y a un probl&egrave;me en Turquie et que la seule fa&ccedil;on de le r&eacute;soudre est de dialoguer avec le PKK, ou de donner leurs droits aux Kurdes.&nbsp;</p>
<p>Erdogan est un bon d&eacute;magogue comme on en trouve plus depuis longtemps. Que se soit sa moustache ou sa fa&ccedil;on de parler, &ccedil;a me rappelle le bon vieux Hitler. Son attitude populiste&#8230; Sa politique populiste n&#39;am&egrave;nera pas la paix avant longtemps en Turquie. Il faut du courage pour faire changer les choses. Certains paient de leur vie, comme Turgut &Ouml;zal, assassin&eacute; pour avoir voulu dialoguer avec le PKK et r&eacute;soudre le probl&egrave;me kurde.</p>
<p>Le messie des Kurdes et des Palestiniens n&#39;est donc qu&#39;un gros escroc.<br />
	&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>Cinq mille soldats tu&eacute;s, cinq mille civils tu&eacute;s (sans compter les disparus au rang de treize mille) et&nbsp;<strong>trente mille</strong>&nbsp;<strike>terroristes</strike>&nbsp;gu&eacute;rill&eacute;ros&nbsp;tu&eacute;s en 30 ans de guerre selon l&#39;arm&eacute;e turque.</p>
<div>Trente mille gu&eacute;rill&eacute;ros tu&eacute;s&#8230; En trente ans, &ccedil;a fait 1000 gu&eacute;rill&eacute;ros tu&eacute;s par ann&eacute;e. Waouuw, impressionnant. Si il en reste encore entre 5000 et 10.000 dans les montagnes&#8230; &ccedil;a fait entre 1166 et 1333 jeunes par ann&eacute;e qui se seraient joint &agrave; la gu&eacute;rilla kurde en 30 ans.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Ca voudrait dire que le PKK serait aussi populaire que &ccedil;a&#8230; Ca signifie que par jour, il y a 3 jeunes qui se joindraient au PKK. Si c&#39;est vraiment le cas, il faudrait avoir peur du PKK.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Malheureusement, ou heureusement (d&eacute;pend du point de vue), on sait &eacute;galement que c&#39;est un ramassis de connerie. A chaque fois, ils nous ressortent ces nombres l&agrave; pour rassurer les Turcs sur le nombre de soldats turcs tu&eacute;s. Ca fait toujours plaisir aux sanguinaires de savoir qu&#39;aujourd&#39;hui, il n&#39;y a eu QUE 11 soldats tu&eacute;s, mais qu&#39;en tout il y a eu 30000&nbsp;<strike>terroristes</strike> tu&eacute;s.&nbsp;</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Il y a eu d&#39;ailleurs 11 soldats tu&eacute;s, et <strong><u>12</u></strong> <strike>terroristes</strike> tu&eacute;s lors de la derni&egrave;re attaque. Nous remarquons directement que le nombre de <strike>terroristes</strike> tu&eacute;s restent <strong>TOUJOURS</strong> plus nombreux que celui de soldats tu&eacute;s.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>
<hr /></div>
<div>&nbsp;</div>
<div>A Istanbul, le bus transportant des militaires et une jeune fille&nbsp;a &eacute;t&eacute;&nbsp;attaqu&eacute; par le TAK. Un groupuscule de dissidents du PKK qui agirait ind&eacute;pendamment selon eux. Ce qui nous frappe &agrave; l&#39;oeil, c&#39;est le moment choisi par le TAK pour l&#39;attaque. Apr&egrave;s que le PKK ait menac&eacute; la Turquie de propager les attaques aux r&eacute;gions turques, le TAK a commenc&eacute; &agrave; Istanbul.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Alors que tout le monde commen&ccedil;ait &agrave; croire que la Turquie &eacute;tait un pays fort, la voil&agrave; retomb&eacute;e.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Les m&eacute;dias sont &eacute;mus, une jeune fille de 17 ans meurt. Pour en remettre une couche, les m&eacute;dias jouent au sentimentalisme. La fille &eacute;tait K&eacute;maliste et avait cr&eacute;&eacute; des groupes sur Atat&uuml;rk. C&#39;est bien beau&#8230;</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Et sur le m&ecirc;me territoire, une autre personne de nationalit&eacute; turque mais d&#39;origine kurde a &eacute;t&eacute; tu&eacute;e (d&eacute;chiquet&eacute;e) par l&#39;obus de l&#39;arm&eacute;e turque, une autre a perdu un oeil par une balle en caoutchouc tir&eacute;e par un gendarme, deux fillettes ont &eacute;t&eacute; viol&eacute;es par des soldats, le pr&eacute;fet, le directeur d&#39;&eacute;cole, etc&#8230; Mais pas un seul mot. Ces personnes n&#39;ont toujours pas &eacute;t&eacute; jug&eacute;es et m&ecirc;me si elles l&#39;&eacute;taient, elles seraient rel&acirc;ch&eacute;es faute d&#39;&eacute;l&eacute;ments probants.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Les enfants de Gazza jetant des pierres sur les policiers isra&eacute;liens sont des h&eacute;ros selon Erdogan&#8230;</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Nos enfants kurdes agissant de la m&ecirc;me mani&egrave;re sont des terroristes, toujours selon lui&#8230;</div>
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		<title>Les Démons du passé secouent l‘Allemagne</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 13:17:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Armanc Rohan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Info Collectif VAN &#8211; www.collectifvan.org &#8211; Un documentaire télévisé sur le génocide arménien a été diffusé le 9 avril 2010 en Allemagne, sur la chaîne ARD. Intitulé „Aghet – Un génocide », il a rencontré un grand succès dans la presse allemande, qui le qualifie de film du siècle et rappelle que „Ce génocide, commémoré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Info Collectif VAN &#8211; <a href="http://www.collectifvan.org" target="_blank">www.collectifvan.org</a> &#8211; Un documentaire télévisé sur le génocide arménien a été diffusé le 9 avril 2010 en Allemagne, sur la chaîne ARD. Intitulé „Aghet – Un génocide », il a rencontré un grand succès dans la presse allemande, qui le qualifie de film du siècle et rappelle que „Ce génocide, commémoré le 24 avril 2010 pour son 95ème anniversaire, a été qualifié par Raphaël Lemkin, l’auteur de la Convention des génocides adoptée en 1948 par les Nations-Unies, de premier génocide systématique du 20ème siècle ». Le film d’Éric Friedler montre ce qui a motivé les assassins et pourquoi l&#8217;Allemagne, et d&#8217;autres pays, sont restés silencieux. Il rappelle que la Turquie, sur le territoire duquel les crimes ont été commis, continue de nier les actions des dirigeants ottomans. L&#8217;Allemagne n&#8217;a pas officiellement qualifié de génocide arménien les événements de 1915, mais le parlement allemand, le Bundestag, a reconnu en 2005, la complicité de l’Allemagne dans les „meurtres de masse“ et a demandé à la Turquie de reconnaître sa «responsabilité historique». </strong></p>
<p>Démons du passé ; histoire contemporaine : de nouveaux documents illustrent le génocide des Arméniens&#8221;</p>
<p>Les Démons du passé</p>
<p>Le génocide des Arméniens et les Turcs</p>
<p>3 avril 2010</p>
<p>De Bidder Benjamin, Steinvorth Daniel et Zand Bernhard<br />
Der Spiegel 3 avril 2010</p>
<p>Le mois d&#8217;avril marque le 95e anniversaire du début du génocide arménien. Un documentaire télévisé original montre ce qui a motivé les assassins et pourquoi l&#8217;Allemagne, et d&#8217;autres pays, sont restés silencieux.</p>
<p>Tigranouie Asartian aura 100 ans cette semaine. Il y a deux ans, elle a abandonné couteau et fourchette, car elle avait perdu le goût, un an avant c’était ses lunettes, car elle avait perdu la vue. Elle vit au sixième étage d&#8217;un immeuble d’Erevan et depuis des mois elle ne quitte plus sa pièce. Elle frissonne, le froid pénètre la couverture grise posée sur ses genoux.&#8221;J’attends la mort&#8221;, dit-elle.</p>
<p>Il y a 92 ans, elle attendait dans un village du côté turc de la frontière d&#8217;aujourd&#8217;hui, cachée dans la cave d&#8217;une maison. Dans la rue gisait un jeune garçon arménien, mort. Dans une maison voisine, des femmes se faisaient violer, la fillette de 8 ans les entendait hurler.&#8221;Il y a de bons et mauvais Turcs&#8221;, dit-elle. Les mauvais avaient tué le garçon. Les bons l’avaient aidée ainsi que sa famille, à fuir avec les troupes russes qui se retiraient.</p>
<p>Le paysan Avedis Demirci a 97 ans, si quelqu’un dans son pays garde des archives de ce genre de choses, il est peut-être le dernier Arménien en Turquie à avoir survécu au génocide. Demirci regarde par la fenêtre le village de Vakifli, où fleurissent des buissons de laurier-rose et des mandariniers. Au loin, on aperçoit la Méditerranée.</p>
<p>En juillet 1915, les gendarmes turcs sont entrés dans le village. &#8220;Mon père m&#8217;a attaché sur son dos, lorsque nous avons fui&#8221;, dit Demirci, &#8220;C’est ce que mes parents m&#8217;ont raconté.&#8221; Armés de fusils de chasse et de pistolets, des gens de son village et de six autres villages se sont retranchés au Musa Dagh. 18 ans plus tard, l&#8217;écrivain autrichien Franz Werfel dans son roman &#8220;Les quarante jours du Musa Dagh&#8221; a décrit la résistance des villageois contre les soldats turcs qui avançaient.</p>
<p>&#8220;L&#8217;histoire est vraie&#8221;, dit Demirci. &#8220;Je l’ai vécue, même si je la connais par les histoires que l’on m’a racontées.&#8221; A part le livre de Werfel et la vue, de la colline du Tzizernakaberd, le mémorial d’Erevan, sur la montagne éternellement coiffée de neige, éternellement inaccessible, l’Ararat – il reste peu de souvenirs sur le génocide des Arméniens, dont les derniers survivants sont proches de la mort.</p>
<p>Entre 800 000 et 1,5 millions de personnes ont été tuées entre 1915 et 1918 dans l&#8217;est de la Turquie d&#8217;aujourd&#8217;hui, où elles sont mortes lors des marches de la mort dans le désert syrien. C&#8217;était l&#8217;un des premiers génocides du 20ème siècle. D&#8217;autres génocides &#8211; contre les Juifs d&#8217;Europe, au Cambodge et au Rwanda &#8211; ont depuis, pris leur place dans l&#8217;histoire, depuis le génocide arménien jusqu’à aujourd‘hui.</p>
<p>Le peuple arménien, après avoir subi une annihilation partielle, dispersé dans le monde et refoulé vers un pays qui est resté isolé jusqu&#8217;à ce jour, a mis des décennies à intégrer sa propre catastrophe. C’est seulement dans les années soixante, après un long débat avec les autorités de Moscou, que les Arméniens ont osé ériger un mémorial.</p>
<p>La Turquie, sur le territoire duquel les crimes ont été commis, continue de nier les actions des dirigeants ottomans. L&#8217;Allemagne, alliée de l’Empire ottoman lors de la Première Guerre mondiale, et l&#8217;Union Soviétique, bien disposée envers la jeune République turque, n&#8217;avaient aucun intérêt à faire connaître le génocide.</p>
<p>L&#8217;Allemagne n&#8217;a toujours pas officiellement reconnu le génocide arménien. En 2005, le parlement allemand, le Bundestag, a demandé à la Turquie de reconnaître sa «responsabilité historique», mais a évité d’utiliser le mot &#8220;génocide&#8221;.</p>
<p>En raison du poids politique et stratégique d&#8217;Ankara pendant la guerre froide, ses alliés occidentaux ont jugé qu’un débat sur le génocide n’était pas opportun. De plus, le manque relatif de photos et de matériel filmé – comparé à l&#8217;holocauste et aux génocides plus tardifs – a rendu encore plus compliqué l’examen de la catastrophe arménienne. &#8220;Le développement des médias modernes&#8221;, dit le réalisateur allemand Eric Friedler (&#8220;Le silence des Quandt&#8221;) &#8220;est venu 20 ans trop tard pour l’étude de ce génocide.&#8221;</p>
<p>Mais il y a des témoins contemporains, en particulier des Allemands et des Américains, dont les comptes rendus et la correspondance sont préservés dans des archives qui ont été étudiées principalement par des spécialistes. Pour marquer le 95ème anniversaire du génocide, la chaîne de télévision allemande ARD diffusera le documentaire minutieusement élaboré &#8220;Aghet&#8221; (en arménien &#8220;la Catastrophe&#8221;), qui redonne vie aux paroles des diplomates, des ingénieurs et des missionnaires.</p>
<p>Un ensemble de 23 acteurs allemands déclament les textes originaux – non pas dans le style d&#8217;un docu-fiction où l’on rejouerait les événements avec des dialogues semi fictifs et des costumes historiques, mais par le biais d’interviews simples qui tirent leur efficacité du choix des textes et de la présentation, plutôt que de la dramatisation de l’histoire.<br />
Le premier interprète est l&#8217;acteur et l&#8217;auteur Hanns Zischler, qui a joué dans le film du metteur en scène Wim Wender, &#8220;Im Lauf der Zeit&#8221;, en 1976. Il interprète les textes de Leslie Davis, qui était, jusqu&#8217;en 1917, le consul des États-Unis dans la ville d’Anatolie orientale de Harput [Nota CVAN : Kharpert], où des milliers d&#8217;Arméniens ont été regroupés et envoyés dans une marche de la mort vers le sud-est.</p>
<p>&#8220;Samedi 28 juin,&#8221; écrit Davis, &#8220;il a été publiquement annoncé que tous les Arméniens devaient partir dans les cinq prochains jours. La signification d&#8217;un tel ordre peut à peine être imaginée par ceux qui ne sont pas familiers avec les conditions particulières de cette région isolée. Un massacre, aussi horrible que ce mot puisse paraître, serait plus humain comparé à la déportation.</p>
<p>Friedrich von Thun, acteur de cinéma et de télévision, qui a joué dans le film de Steven Spielberg &#8220;La Liste de Schindler,&#8221; joue l&#8217;Ambassadeur américain Henry Morgenthau. Il décrit les rencontres avec le Ministre de l&#8217;Intérieur ottoman Talaat Pacha, qui, au début de l&#8217;opération, confronte Morgenthau à &#8220;la décision irrévocable&#8221; de rendre les Arméniens &#8220;inoffensifs&#8221;.</p>
<p>Après le génocide, Talaat convoque de nouveau l&#8217;ambassadeur des États-Unis et lui fait une demande au sujet de laquelle Morgenthau a dit qu’elle était &#8220;peut-être la chose la plus stupéfiante que j&#8217;avais jamais entendue.&#8221; Talaat voulait les listes des clients arméniens des compagnies d&#8217;assurance américaines New York Life Insurance et Equitable Life à New York. Les Arméniens étaient désormais morts et n&#8217;avaient plus de descendance, a-t-il dit, le gouvernement avait donc droit à leurs allocations. &#8220;Naturellement, j&#8217;ai rejeté sa demande&#8221;, a écrit Morgenthau.</p>
<p>Les actrices Martina Gedeck et Katharina Schüttler retracent les mémoires de deux sœurs missionnaires, une Suédoise et une Suissesse. Hannah Herzsprung et Ludwig Trepte relatent les expériences de deux survivants et Peter Lohmeyer lit l’un des documents les plus choquants de l’époque, extrait dujournal du Consul allemand Wilhelm Litten.</p>
<p>Le 31 janvier 1916, Litten était sur la route entre Deir-el-Zor et Tibni en Syrie actuelle, où il a écrit la note suivante dans son journal : &#8220;Une heure de l&#8217;après-midi. Sur le côté gauche de la route, il y a une jeune femme nue, portant seulement des chaussettes marron aux pieds, dos vers le haut et tête enterrée entre ses bras croisés. 13h30. Dans un fossé, sur le côté, un vieil homme avec une barbe blanche, nu, couché sur le dos. Deux pas plus loin un garçon nu, dos tourné vers le haut, fesse gauche complètement déchiquetée.&#8221;</p>
<p>Toute aussi froide et calculée fut la réponse du chancelier du Reich de l’époque, Theobald von Bethmann-Hollweg, à la proposition de l&#8217;ambassadeur allemand de réprimander publiquement pour le crime, les alliés ottomans de l&#8217;Allemagne. &#8220;Notre seul but était de garder la Turquie de notre côté jusqu&#8217;à la fin de la guerre, indépendamment du fait que les Arméniens aient péri ou non.&#8221;</p>
<p>Selon l&#8217;auteur et metteur en scène Friedler, la richesse des images et des documents filmés, trouvés dans des archives aussi éloignées que Moscou et Washington, a même étonné les historiens qui lui ont fourni des conseils d’experts pour son film de 90 minutes. Le film montrera pour la première fois quelques incidents, comme le ré-enterrement pompeux en 1943 en Turquie des restes de Talaat Pacha, qui avait été assassiné à Berlin en 1921. D&#8217;autres documents identifient des individus que les archivistes ne connaissaient pas encore.</p>
<p>Le film propose également une description accablante du débat actuel sur le génocide, qui éclate seulement maintenant en Turquie, presqu’un siècle après le crime. Jamais, s’est déchaîné le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, la Turquie n&#8217;admettra que le génocide a eu lieu. Lors d’une exposition sur l&#8217;Arménie, des ultranationalistes en colère ont déchiré des photographies accrochées aux murs et ensuite, comme s&#8217;ils avaient perdu la tête, ils ont attaqué une voiture dans laquelle se trouvait Orhan Pamuk, le lauréat du Prix Nobel de littérature, qui était ramené chez lui après être passé au tribunal – pour avoir osé exprimer ce que les historiens ont prouvé depuis longtemps.</p>
<p>Pendant des décennies, les Arméniens nés après le génocide se sont sentis torturés et dérangés par celui-ci. &#8220;La tragédie,&#8221; dit Hayk Demoyan, le directeur du mémorial du génocide à Erevan, est devenue &#8220;un pilier de notre identité nationale.&#8221; Et le Président arménien Serge Sarkisian a dit au SPIEGEL :&#8221;la meilleure façon d&#8217;empêcher la répétition d&#8217;une telle atrocité est de la condamner clairement.&#8221;</p>
<p>La génération turque post-génocide a dormi d’un sommeil tranquille. Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la République turque, a fait une coupure radicale entre l&#8217;Empire ottoman et les trois hommes qui étaient les principaux responsables du génocide &#8211; Talaat, Enver et Djemal Pacha. Atatürk a admis que &#8220;des infamies&#8221; avaient été commises, des infamies que ses successeurs nient à ce jour, mais il a aussi laissé des fonctionnaires et de hauts militaires qui avaient été directement impliqués dans le génocide, participer à son gouvernement.</p>
<p>Les démons du passé se réveillent maintenant, en particulier sous la pression de la diaspora arménienne. Chaque printemps, avant le 24 avril, date anniversaire des arrestations des hommes politiques et des intellectuels arméniens dans ce qui était alors Constantinople, arrestations qui ont marqué le début des déportations de 1915, davantage de Parlements nationaux adoptent des résolutions reconnaissant le génocide arménien : la France en 2001, la Suisse en 2003 et, cette année, la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants aux USA et le Parlement suédois.</p>
<p>À chaque fois qu’une résolution est adoptée, Ankara en colère menace de représailles politiques – mais en fin de compte, ne va jamais jusqu&#8217;au bout. C&#8217;est devenu un rituel, dont le but a été remis en question par des hommes comme Hrant Dink. L&#8217;éditeur du journal turco-arménien Agos ne s&#8217;est pas arrêté sur la définition &#8220;du génocide&#8221;. Au lieu de cela, il a voulu que la Turquie se confronte directement à son horrible passé.</p>
<p>Il a payé ses idées de sa vie. Le 19 janvier 2007, Dink a été assassiné en plein jour. Les 200 000 Turcs qui ont défilé dans les rues d&#8217;Istanbul pour ses obsèques, tenant des bannières qui disaient &#8220;Nous sont tous des Arméniens&#8221;, ont humilié leur propre gouvernement avec leur franchise. La réalité à laquelle des milliers de Turcs sont confrontés dans leurs propres familles, semble avoir eu un impact plus fort que la pression diplomatique.</p>
<p>Au début des années 1980, l&#8217;avocate d&#8217;Istanbul Fethiye Çetin a découvert qu&#8217;elle avait des racines arméniennes. Sa grand-mère Seher s&#8217;est confiée à elle, après plusieurs décennies d’angoisse. En 1915, Seher, qui avait été baptisé du nom arménien de Heranoush, a vu les hommes de son village être égorgés. Elle a survécu. Elle a été emmenée dans la famille d&#8217;un officier turc et a été élevée comme une musulmane. Puis finalement, elle a épousé un Turc. Elle est devenue l’une de ces dizaines de milliers &#8220;d&#8217;Arméniennes cachées&#8221; qui ont échappé aux meurtriers et qui ont été turquifiées.</p>
<p>La révélation de sa grand-mère fut un choc pour Çetin et elle a commencé à voir son environnement avec des yeux différents. En 2004, Çetin a écrit un livre dans lequel elle décrit l&#8217;histoire de sa famille. &#8220;Anneannem&#8221; (&#8220;Le livre de ma grand-mère&#8221;) est devenu un best-seller et d’innombrables lecteurs sont entrés en contact avec Çetin, pour nombre d’entre eux avec des mots de remerciements.<br />
D’autres l’ont traitée de &#8220;Traîtresse&#8221;. Mais le tabou était brisé.</p>
<p>Le film documentaire Aghet sera retransmis sur la Chaine Phoenix mardi 13 avril 2010 à 20h15.</p>
<p>Le film sera suivi d’une discussion.</p>
<p>Sa diffusion est également prévue sur Arte à une date ultérieure et au cinéma.</p>
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		<title>Article de S. Zanjani : Setâre Enayatzadeh, une analyste d’un genre nouveau</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 10:01:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Armanc Rohan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Art]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle monte la nouvelle étoile, et ne porte pas ce prénom pour rien. « Setâre ». « Etoile » en persan. Peu connue encore d’un grand public qui préfère juger de l’expérience et du savoir des analystes en fonction du nombre d’années qu’ont comptées leur carrière, Setâre Enayatzadeh est une spécialiste d’un genre nouveau. Philosophe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle monte la nouvelle étoile, et ne porte pas ce prénom pour rien. « Setâre ». « Etoile » en persan. Peu connue encore d’un grand public qui préfère juger de l’expérience et du savoir des analystes en fonction du nombre d’années qu’ont comptées leur carrière, Setâre Enayatzadeh est une spécialiste d’un genre nouveau. Philosophe de formation, elle présente une sensibilité humaine capable de ne pas réduire ce qu’elle analyse à de simples données chiffrées. Sensibilité due à une appartenance identitaire ? On a du mal à saisir. Ses thèmes de prédilection ? Les Juifs d’Iran… mais aussi des articles qui la rangent aux côtés de la cause kurde (en Turquie, plus qu’en Iran). Lors d’interventions orales, on a relevé des pronoms personnels qui semblaient en dire long sur ses origines. « Les iraniens nous ont beaucoup défendus pendant la seconde guerre mondiale. Ils ont protégé les Juifs » ; « Pour qu’enfin soient reconnus notre culture en Turquie, et que les droits des kurdes soient enfin respectés ». Origines floues, c’est aussi ce qu’un article écrit par Stéphane Encel pour un journal juif, Les Cahiers Bernard Lazare, nous laisse sous-entendre. « Des identités en superposition » est un titre assez révélateur. L’auteur y écrit : « Setâre maîtrise les différentes langues, us et coutumes de ces identités, cumulant une origine juive, elle-même mélangée entre Europe et Moyen-Orient. Cette mosaïque, plutôt qu’une superposition, contribue tout à la fois à un enrichissement personnel et à la difficulté de se définir ». D’un point de vue politique aussi, cette analyste qui brille du fait d’un éclairage de l’actualité iranienne du point de vue des structurations religieuses, éclairage jusqu’alors trop maladroitement réalisé par d’autres, nous plonge en pleine confusion. Elle s’affiche aux côtés de Reza Pahlavi dans le meeting qui a suivi les élections présidentielles d’Iran. Ses articles sont teintés d’une grande estime vouée au passé monarchiste de l’Iran. Pour autant, lors d’un passage sur une radio Juive, elle dit « je ne suis militante auprès d’aucun parti. Je défends ce qui me paraît juste par la force de la logique et de la raison. Voilà tout ». On la retrouve aussi paradoxalement, et néanmoins, dans beaucoup de manifestations revendicatives kurdes. Elle a donné quelques conférences intitulées « Peuple Juif, peuple kurde, même aspirations en différé ». Le monarchisme se marie bien mal avec le communisme dont est teinté l’idéologie d’Abdullah Öcalan… Toujours est-il, son roman, Cette Etoile à mon bras, publié chez l’Harmattan, (encore une surprise !) nous ravit, d’abord parce qu’elle sort du sujet qu’elle traite habituellement, pour nous envoyer dans l’horreur des camps nazis et vers les grandes valeurs des héros de la seconde guerre mondiale, ensuite parce qu’elle risque de publier un nouveau roman qui donne de très belles couleurs aux communautés kurdes, iraniennes, juives… toutes ces communautés qui font peur à l’Occident et qui vont pourtant si bien à l’auteure.</p>
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		<title>Turquie : renouer avec les Justes turcs</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 16:53:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Armanc Rohan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Info Collectif VAN -www.collectifvan.org - L’historien turc Taner Akçam, adresse dans le journal turc Taraf, une lettre ouverte au Premier ministre turc et à Bülent Arınç, vice-Premier ministre de Turquie. Taner Akçam est le premier historien turc à s’être courageusement attaqué au tabou du génocide arménien qui hante la société turque. Son ouvrage « Un acte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><strong>Info Collectif VAN -<a href="http://www.collectifvan.org">www.collectifvan.org </a>- L’historien turc Taner Akçam, adresse dans le journal turc Taraf, une lettre ouverte au Premier ministre turc et à Bülent Arınç, vice-Premier ministre de Turquie. Taner Akçam est le premier historien turc à s’être courageusement attaqué au <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2001/07/AKCAM/15341" target="_blank">tabou du génocide arménien qui hante la société turque</a>. Son ouvrage « Un acte honteux. Le génocide arménien et la question de la responsabilité turque » a été publié en français aux éditions Denoël en 2008. Souvent menacé de mort, l’historien turc qui vit aux Etats-Unis, signe ici un appel fort à l’Etat turc, afin que celui-ci rompe avec la politique négationniste qui perdure en Turquie depuis 95 ans, et qu’il renoue avec les Justes Turcs et musulmans, qui, en 1915, ont sauvé des familles arméniennes au péril de leur vie. Ceux-là même qui criaient à l’époque : « « Il n’y a pas de place dans le Coran pour le meurtre d&#8217;innocents ! » Qu’il nous soit permis ici de noter quand même avec étonnement, l’optimisme de Taner Akçam concernant la fin de « 95 ans de politique mensongère de l’État à propos des Kurdes ». N’en déplaise à l’historien turc, Erdogan est loin d’avoir résolu le problème kurde. Il y a actuellement, environ 4000 enfants kurdes de moins de 18 ans détenus dans les prisons turques, parfois avec des adultes, parfois depuis plus d’un an, en vertu de la loi anti-terroriste. Ils sont ramassés dans les rues, et pas seulement celles de l’Est anatolien, pour être soumis aux tortures, et aux interrogatoires musclés. La récente répression envers les députés kurdes du DTP n’est pas pour nous rassurer sur la volonté de l’AKP et du Premier ministre turc de résoudre pacifiquement la question kurde.</strong></p>
<p><em>Légende photo: Bülent Arınç, vice-Premier ministre de Turquie</em></p>
<p><strong>Taner Akçam</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Lettre ouverte au Premier ministre et à Bülent Arınç</strong></p>
<p>Publié par Taraf<br />
Samedi 13 mars 2010</p>
<p>Il y a une chose que j’ai du mal à comprendre. Vous, qui avez mis fin à 95 ans de politique mensongère de l’État à propos des Kurdes : &#8220;Il n’y a pas de Kurdes, ce sont juste des Turcs qui errent dans les montagnes&#8221; ; vous qui avez supprimé la tutelle de l&#8217;armée sur la politique, cette même armée qui, depuis le début de cette République, a décidé de qui a vécu et de qui est mort et qui a initié des coups [d’Etat] pour un oui ou pour un non. Comment se fait-il que vous, qui avez effectué de telles percées importantes dans cette démocratie, puissiez persister à poursuivre 95 ans de politique négationniste quand il s’agit de 1915 ?</p>
<p>Nous avons tous cru, lorsque vous avez signé ces protocoles avec l&#8217;Arménie en octobre 2009, que les 95 ans de mensonge concernant 1915 allaient prendre fin, comme ce fut le cas pour la question kurde. Se pourrait-il que lorsque vous avez signé ces protocoles, vous pensiez obtenir une solution perpétuant 95 ans de politique négationniste ? Cela ne semble pas possible.</p>
<p>Auriez-vous pu trouver une solution au problème kurde en continuant à dire :&#8221;Il n&#8217;y a pas de Kurdes, ce sont juste des Turcs qui errent dans les montagnes&#8221; ? Si vous étiez restés loyaux à la logique des méthodes de l’Armée pour résoudre un problème quand il s’agit des Kurdes, qui ont été assimilés à des organisations terroristes, traitant les Kurdes de &#8220;clous&#8221; et elle-même de &#8220;marteau&#8221;, auriez-vous trouvé une sortie à cette impasse ?</p>
<p>Eh bien, il semble que vous pensez sérieusement trouver une solution au problème arménien en continuant le mensonge vieux de 95 ans. Quiconque s&#8217;oppose à cette opinion sur la question arménienne est &#8220;le clou&#8221; et vous &#8220;le marteau&#8221;… essayant d’intimider les États-Unis, prenant des airs de brute… Est-ce ainsi que vous allez supprimer une gangrène de 95 ans ? M. le Premier Ministre et M. Arinç, si le problème avait pu être résolu de cette façon, ne pensez-vous pas que cela aurait été fait depuis longtemps ? Zut, qui a besoin de vous… Sükrü Elekdag l&#8217;aurait résolu ; Veli Küçük aurait trouvé une solution claire… n’est-ce pas ?</p>
<p>Alors, que se passera-t-il demain si Obama décide de vous prendre au mot et vous rend la monnaie de votre pièce ? Que se passera-t-il s’il fait une déclaration disant : « Vous voulez me bâillonner ou me faire dire un mensonge en me menaçant ! Vous essayez de m’obliger à nier ce que je pense être vrai, avec des menaces ! Honte à vous ! N’êtes-vous pas un tant soit peu gênés de me menacer ainsi ? Je ne vais plus mentir… Je vais dire ce que je pense au sujet de 1915. C’était un génocide”. » Qu’allez-vous faire alors ?</p>
<p>Lorsque les protocoles ont été signés en Suisse, nous avons cru que cela marquerait la fin de 95 ans d’une politique de mensonges et sonnerait le glas de l’époque des Gündüz Aktan, Şükrü Elekdağ et Yusuf Halaçoğlu. Non seulement la frontière devait être rouverte, mais des commissions vouées à faire des recommandations sur la manière de résoudre les questions historiques devaient être mises en place. Il est probable que pendant sa médiation pour l&#8217;accord, la Suisse ait essayé de convaincre tant vous-mêmes que l&#8217;Arménie en vous citant &#8220;la Commission Bergier&#8221; qu&#8217;elle avait établie en 1996, comme un exemple de &#8220;Commission Indépendante d’Experts&#8221;.</p>
<p>Cette commission avait été formée pour faire des recherches sur le rôle que la Suisse avait joué dans l&#8217;holocauste juif. Après cinq ans de travail, elle a présenté en 2001 un rapport final, mais pendant ces cinq ans, 25 articles de recherches ont été publiés, couvrant presque 11 000 pages d&#8217;informations.</p>
<p>Cependant, il existe un fait encore plus important que cela. Un an avant que la commission n&#8217;ait été formée, en 1995, le gouvernement suisse a fait des excuses à tous les juifs du monde pour sa politique menée pendant la Seconde Guerre mondiale. En réalité, la commission a été formée suite à cette excuse. Il est impossible que vous n’ayez pas su que l&#8217;une des conditions pour l&#8217;établissement de la commission était de s’excuser auprès des juifs. Même si la Suisse ne vous l&#8217;avait pas mentionné, c&#8217;était de notoriété publique et nous avons cru que vous aviez signé les protocoles sachant cela, annonçant le début d’un changement de 95 ans de politique négationniste.</p>
<p>&#8220;Une excuse auprès des Arméniens est proche&#8221;, avons-nous donc pensé. Apparemment ce n&#8217;était pas le cas ; au lieu de cela, on a eu droit à une bonne dose &#8220;d’impénétrabilité orientale.&#8221; Vous alliez poursuivre 95 ans de politique négationniste tout en fabriquant une solution aux problèmes qui ont infesté notre relation avec l&#8217;Arménie. C&#8217;est difficile à croire, mais c’est ce qui ressort de tout ce que vous avez fait jusqu’à présent.</p>
<p>M. le Premier ministre et M. Arinç, je vous demande de classer cette information dans un coin de vos cerveaux : vous ne résoudrez jamais le problème de 1915 en répétant un mensonge rabâché pendant 95 ans. Si le problème avait pu être résolu en rabâchant, ceux qui vous ont précédés, et qui étaient bien plus bruyants, l&#8217;auraient fait. On a marqué d’une tache noire le front de la nation turque en 1915. Ceux qui l’ont fait étaient les meurtriers unionistes. Si vous n&#8217;identifiez pas cette tache et si vous ne mettez pas une certaine distance entre vous et ceux qui ont marqué de noir le front de la nation turque, vous ne pourrez pas prendre une seule mesure sur cette question. Ne vous donnez même pas la peine d’essayer.</p>
<p>M. le Premier ministre, vous avez qualifié ce qu’il s’est passé à Dersim en 1938 de massacre. Il est vrai que nous ne connaissons pas le nombre exact de morts, mais vous agissez comme un tyran envers ceux qui condamnent ce qu’il s’est passé en 1915, un événement dans lequel sont impliqués 10 à 15 fois plus, au moins, d’êtres humains que ceux qui ont péri à Dersim.</p>
<p>En ce qui concerne les crimes de guerre commis par Israël envers les habitants de Gaza, vous avez montré votre déplaisir et vous avez fait entendre votre voix, vous opposant à ces crimes, ce qui était justifié. Mais lorsqu’il s’agit du sujet de 1915, un événement qui a impliqué des tueries à un niveau que l’on ne peut pas commencer à comparer aux violations des droits de l’homme à Gaza, vous avez fait des remarques absurdes telles que : « Personne ne peut me forcer à admettre que des musulmans ont commis des meurtres. Mes ancêtres n’étaient pas des meurtriers. » Ne pensez-vous pas que d’aucuns diront en écoutant cela : « De qui se moque-t-il ? »</p>
<p>Vous êtes ceux qui ont changé la ligne traditionnelle suivie pour la question kurde, qui se sont battus pour écarter l’armée de la vie politique. Pourquoi répétez-vous comme un perroquet les mêmes mensonges de 95 ans énoncés par cette armée et cette bureaucratie ? Laissez-moi vous donner un exemple. Vous n’avez pas pu faire de progrès sur les questions kurde et militaire en vous mettant du côté de ceux qui ont qualifié les personnes impliquées dans les événements de Semdinli comme étant l’&#8221;un de nos gars&#8221;. [1] Vous n’avez pu faire de progrès qu’après de nombreuses expériences douloureuses, une fois que vous vous êtes distancés de ces &#8220;bons gars&#8221;. Le sujet de 1915 n&#8217;est pas différent.</p>
<p>« Nos gars » sont ceux qui continuent à nier que les Arméniens ont été exterminés en 1915 ! Ce sont ceux qui forment les Comités Talat Pacha et qui organisent des réunions pour commémorer Kemal, le maire assassin de Boğazlayan. Et n’oublions pas, ce sont les mêmes qui ont planifié de vous assassiner et qui ont essayé de renverser votre gouvernement… Ne comprenez-vous pas que vous serez incapables de résoudre quoi que ce soit au sujet de 1915 en gardant la même position que ceux qui veulent creuser vos tombes ?</p>
<p>M. Premier ministre et M. Arinç, les réponses aux problèmes hérités de 1915 ne peuvent pas être trouvées dans les politiques négationnistes de Veli Küçük, Dogu Perinçek, Sükrü Elekdag et Yusuf Halaçoglu. N’y cherchez pas les réponses. Vous n&#8217;obtiendrez rien en répétant les refrains qu&#8217;ils ont chantés pendant 95 ans.</p>
<p>Ils sont vos adversaires sur la question de 1915, de même qu&#8217;ils le sont quand on en vient à la question kurde et la place des militaires en politique. Vous ne pouvez pas construire votre réponse sur 1915 en vous plaçant sur le même pied d’égalité que ceux qui veulent entraîner le pays dans le chaos; qui ont assassiné Hrant Dink, qui ont planifié des massacres contre des chrétiens et qui comploté des coups contre vous.</p>
<p>Si vous voulez apporter une réponse à 1915, vous devez chercher cette réponse ailleurs que dans les réponses données par Ergenekon ou par ceux qui ont comploté les coups. Pour cela, vous devriez suivre vos racines musulmanes en Anatolie, celles qui ont un pris un essor parallèlement à votre parti et regarder de plus près ce que ces racines ont fait en 1915.</p>
<p>M. Arinç, ces mots sont pour vous. Vous avez été irrité à juste titre par la façon dont les femmes du CHP ont déchiré le voile musulman [2] à Mersin. Comprenez-vous cependant, qu&#8217;avec la position que vous vous avez prise, vous avez déchiré le tissu profond de l&#8217;Islam anatolien, brisé en morceaux l&#8217;héritage culturel des musulmans anatoliens qui peuvent marcher la tête haute pour défier bravement les meurtres de 1915 ?</p>
<p>Savez-vous que lorsque les gangs des Unionistes assassinaient des Arméniens en 1915, ceux qui ont mené le plus grand combat, qui les ont le plus défiés, étaient les musulmans de l&#8217;Anatolie ? Aviez-vous la moindre idée du fait que c&#8217;était la communauté musulmane de Kastamonu qui s’est rendue au bureau du Gouverneur pour dire : &#8220;Nous n’acceptons pas que nos voisins soient assassinés&#8221; ?</p>
<p>Ou que ce c&#8217;étaient les musulmans de Yozgat qui se sont opposés au Tueur Kemal de Bogazlayan en hurlant « Il n’y a pas de place dans le Coran pour le meurtre d&#8217;innocents ! » ? N&#8217;avez-vous jamais entendu parler du rôle important joué dans la pendaison du Tueur Kemal, selon le témoignage écrit du Grand Muphti de Bogazlayan, d’Abdullahzade Mehmed ? Savez-vous qu’en s’opposant aux meurtres commis par le Tueur Kemal, ce Mufti musulman a dit &#8220;Allah est au-dessus de nous tous. Je crains sa colère&#8221; ? M. Arinç, êtes-vous conscients de l&#8217;ordre donné par le Commandant Kamil Pasha de la Troisième Armée, en 1915 ?</p>
<p>Il a déclaré : « Quiconque tentera de cacher des Arméniens chez lui sera exécuté devant sa porte d&#8217;entrée et sa maison sera entièrement brûlée. » Malgré cet ordre, savez-vous que Haji Halil, un musulman d&#8217;Ourfa, a caché une famille arménienne de huit personnes dans le grenier de sa maison, située dans le marché d&#8217;Ourfa, pendant toute une année, malgré les menaces de mort et de destruction de sa maison ? Allez en Anatolie orientale et demandez aux membres du Parlement de votre propre parti. Ils vous raconteront des douzaines, des centaines d&#8217;histoires similaires.</p>
<p>Je n’ai pas besoin d’expliquer que lorsque les Unionistes massacraient les Arméniens en Anatolie, de pieux musulmans s’opposaient à ce qui arrivait et disaient que le meurtre d&#8217;innocents n&#8217;a aucune place dans le Coran. Quelle que soit la conférence à laquelle j’assiste et à chaque fois que je parle avec des Arméniens, ils me disent : « Si nous sommes vivants aujourd&#8217;hui, c’est sans aucun doute grâce à l&#8217;aide de quelques musulmans. » Mais ils ajoutent aussi : « A cause de la politique négationniste de votre gouvernement, nous ne pouvons pas en parler ouvertement. »</p>
<p>M. Arinç, vous ne pouvez pas construire un avenir en vous appuyant sur des meurtriers. Vous pouvez construire un avenir en vous appuyant sur ces musulmans justes en Anatolie qui ont défié les meurtriers. De la même manière que vous ne pouvez pas résoudre des problèmes d&#8217;aujourd&#8217;hui en soutenant les meurtriers de Hrant, les &#8220;Samast&#8221; et &#8220;Veli Küçük&#8221;, vous n&#8217;obtiendrez rien en soutenant des meurtriers des Hrant du passé.</p>
<p>Les réponses à 1915 ne peuvent pas être trouvées dans les réponses de Dogu Perinçek ou de Veli Küçük. Ils sont les membres du gang Ergenekon qui a tué Hrant Dink ; il est naturel qu&#8217;ils défendent les meurtriers des Hrant du passé. Laissez les &#8220;Veli Küçük&#8221; défendre le meurtrier Samast d&#8217;aujourd&#8217;hui et les meurtriers Talat, Enver et Kemal d&#8217;hier. Votre place n&#8217;est pas aux côtés de Veli Küçük. Votre devoir est d&#8217;être aux côtés des &#8220;Haji Halil&#8221;, de soutenir ces musulmans qui ont pris des risques pour eux-mêmes et leurs familles en s&#8217;opposant aux massacres.</p>
<p>J’aimerais que vous reconnaissiez encore une chose. D’un point de vue international, à cause des 95 ans de politique négationniste et de la défense de meurtriers, il y a une deuxième tache sur le front de la turcité et de l&#8217;Islam, à côté de celle créée en raison de 1915. À cause de la politique suivie par Sükrü Elekdag et Veli Küçük, les Turcs sont perçus comme les gens qui aiment assassiner et qui défendent les meurtres.</p>
<p>Nous devons sauver la turcité et l&#8217;Islam des Talat et Enver d&#8217;hier et des Samast d&#8217;aujourd&#8217;hui et ne pas permettre à Elekdag et Küçük de la définir. Le fait d&#8217;être turc et l&#8217;Islam sont des identités qui sont bien trop honorables pour être abandonnées aux mains des meurtriers et de leurs défenseurs. J&#8217;ai un ami arménien et il m&#8217;a dit : « Jusqu&#8217;à hier, lorsque j’entendais parler turc, je ressentais une haine pour cette langue. Je l’appelais la langue de mon ennemi. Mais depuis que je te connais, j&#8217;ai commencé à dire que c&#8217;est la sonorité de mon ami, un Turc. »</p>
<p>Nous avons besoin du cri honnête et honorable de la turcité et de l&#8217;Islam. Laissez Dogu Perinçek, Veli Küçük et ceux qui ont planifié votre assassinat défendre les meurtriers d&#8217;hier et d’aujourd&#8217;hui. Vous devez voir à présent que ceux qui ont défendu Talat, Enver et Dr Nazim dans le passé sont les mêmes personnes que celles qui défendent Ogün Samast aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Si nous pouvons marcher avec un tant soit peu de respect de soi-même et la tête haute aujourd&#8217;hui, c&#8217;est parce que nous pouvons désigner le tueur de Hrant et le qualifier de ce qu’il est. Vous devez comprendre qu&#8217;une fois que nous reconnaitrons les meurtriers des Hrant de 1915, nous marcherons la tête haute, et avec un respect de soi qui restera intact. Nazim Hikmet a les meilleurs mots pour décrire ce qu’il faut faire en ce qui concerne 1915. Je voudrais conclure cette lettre avec lui.</p>
<p><em>Les lumières de l&#8217;épicier Garabed sont allumées</em></p>
<p><em>Il n&#8217;a pas pardonné, ce citoyen arménien,</p>
<p>La façon dont son père a été massacré dans les montagnes kurdes</p>
<p>Mais il vous aime, parce que vous n&#8217;avez pas pardonné non plus</p>
<p>La marque qui a été imprimée sur le front du peuple turc</p>
<p></em></p>
<p><em>M. le Premier Ministre, je sais que vous aimez lire de la poésie. Les Turcs et les musulmans du Moyen-Orient veulent vous entendre réciter ces vers !</em><br />
________________________________________<br />
[1] Ceci fait référence à un incident dans lequel une librairie d’une ville kurde a été bombardée. Les officiers de l’armée turque ont été soupçonnés d’avoir planifié et/ou exécuté cet acte. Le chef de l’état-major a été cité disant que les officiers étaient “nos bons gars”.<br />
[2] Ceci fait référence à un incident lors de la “Journée international des femmes” : des femmes membres du CHP (Parti républicain du peuple) ont déchiré le voile d’une femme musulmane.</p>
<p>©Traduction de l&#8217;anglais: C.Gardon pour le Collectif VAN – 22 mars 2010 &#8211; 07:23 -<a href="http://www.collectifvan.org" target="_blank">www.collectifvan.org</a></p>
<p>Source/Lien : <a href="http://7rangersarticles.blogspot.com/2010/03/open-letter-to-prime-minister-recep.html" target="_new">7th Rangers Articles</a></p>
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		<title>Des identités en superposition</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 18:50:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Armanc Rohan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Art]]></category>

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		<description><![CDATA[UN ARTICLE SUR &#8220;CETTE ETOILE A MON BRAS&#8221; Par Stéphane Encel, pour l&#8217;Arche On pensera ce que l’on veut du débat sur l’identité nationale, de son opportunité et de ses conclusions, en admettant qu’il fallait, à un moment où à un autre, se réapproprier le terme devenu sensible d’ « identité », comme ce fut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>UN ARTICLE SUR &#8220;CETTE ETOILE A MON BRAS&#8221;</strong></p>
<p>Par Stéphane Encel, pour l&#8217;Arche</p>
<p>On pensera ce que l’on veut du débat sur l’identité nationale, de son opportunité et de ses conclusions, en admettant qu’il fallait, à un moment où à un autre, se réapproprier le terme devenu sensible d’ « identité », comme ce fut le cas pour le concept de « nation ». Cependant aucun débat ne pourra épuiser le sujet, tant des identités individuelles et collectives multiples composent l’identité nationale. A interroger le patrimoine du judaïsme, nous trouvons en substance toute la complexité de la question du « qui suis-je ? », et « qui suis-je vivant avec les autres ? », que posait déjà de manière synthétique Hillel. Les recherches en génétique confirment d’ailleurs cette mosaïque d’origines et de cultures, qu’un sentiment fort d’appartenance à une communauté de destin cimente ; sentiment qui doit beaucoup, faut-il le rappeler, aux piqures de rappels de l’antisémitisme, de l’image apposée sur le dos d’hommes qui souvent ne savaient pas jusque là ce que signifiait le fait d’être juif. </p>
<p>Comme j’avais eu l’occasion de le souligner, peut-être que la question de l’identité nationale pourrait trouver un point d’ancrage dans le rapport du citoyen à la cité grecque et ses divinités. Dans sa maison et au sein de sa famille, il peut honorer toutes sortes de divinités, au cours de toutes sortes de cérémonies. Le culte de la cité impose cependant des divinités tutélaires, et des cérémonies ritualisées visant à renforcer la cohésion de la cité, à homogénéiser le corps civique. Cela donne une superposition dans laquelle à la fois les particularismes peuvent s’épanouir, et le groupe exister et se perpétuer. L’équilibre entre les deux est délicat mais essentiel. Les tentatives d’unification sont périlleuses, et il est toujours frappant de constater qu’en physique les mêmes termes de superposition et d’unification sont employés, pour évoquer l’existence si troublante des mondes quantiques de l’infiniment petit et de la gravité.</p>
<p>Le cinéma et la littérature ont l’extraordinaire capacité de mettre en lumière et en scène l’humanité de ces questions. De montrer qu’elles concernent avant tout des individus. L’un de ces romans vient d’être publié, qui illustre encore la profondeur des identités et la confusion des univers. Un jeune juif allemand, Henrich, réfugié à Paris depuis la venue d’Hitler au pouvoir, vit de cours de peinture qu’il dispose, alors qu’il était un artiste peintre et un critique d’art réputé. Il ressent son judaïsme de manière complexe, « interne » et externe » ; il le vit, l’étudie, l’aime, et en même temps, depuis quelques années, il le subit, puisqu’on l’accuse de porter une sorte de maladie héréditaire, inguérissable ; entre amour et haine de soi, comme ce fut le cas pour bon nombre de coreligionnaires. Mais une mission délicate, proposée par un diplomate, va venir encore brouiller les frontières : se rendre en Allemagne, et approcher les cercles intimes du Führer, pour, à ce moment, aviser de ses plans et de la meilleure manière de les contrer. Son ticket d’entrée ? Magda, la femme de Goebbels, amatrice d’art, et qui, quelques années plus tôt, avait même eu une relation – cachée – avec un jeune juif. Henrich se fera ainsi passer pour un grand connaisseur d’art chinois ; le plan fonctionne au mieux, puisque qu’il entreprend même une liaison avec Magda, et est employé comme fonctionnaire du régime ; qui devient-il alors ? Sa relation – complexe et perverse – avec Magda le trouble, son travail l’écœure, même s’il peut ainsi mettre à l’abri un certain nombre de juifs, et notamment une toute jeune enfant que le traumatisme mure dans le silence. </p>
<p>Le cheminement intérieur d’Henrich, parallèle à l’abîme dans lequel est plongée l’Histoire, qui la dépasse et le submerge ; sa quête qui peut le perdre – dans tous les sens du terme – à chaque instant, constituent des axes explorés avec à la fois subtilité et violence.</p>
<p>L’auteur n’est pas pour rien dans l’intérêt pour ce roman ; Setâre Enayatzadeh est une chercheuse en philosophie politique, qui s’est spécialisée sur l’Iran des mollahs ; plus largement, sur les identités qui composent sa culture plurimillénaire. C’est ainsi que la question kurde est très présente dans ses recherches ; Setâre maîtrise les différentes langues, us et coutumes de ces identités, cumulant une origine juive, elle-même mélangée entre Europe et Moyen-Orient. Cette mosaïque, plutôt qu’une superposition, contribue tout à la fois à un enrichissement personnel et à la difficulté de se définir. D’autant que des conflits d’intérêt peuvent rendre le positionnement délicat, notamment autour de la problématique israélienne.</p>
<p>Ce roman est une œuvre de jeunesse, alors que l’auteur était à une période charnière, entre la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte ; elle avait d’ailleurs beaucoup travaillé le fond historique, pour rendre ce décor parfaitement crédible. Œuvre de jeunesse laissée quelques années en friche, avant qu’un besoin, une évidence, rende sa parution irrépressible ; et ce fut au moment où précisément l’auteur travaillait intensément sur la question kurde, s’éloignant, en apparence, d’un questionnement juif. Pourtant, ces univers sont proches ; les minorités présentent toutes des caractéristiques similaires, surtout quand elles évoluent dans des contextes d’oppression, ou de contraintes plus ou moins grandes. A cela s’ajoute, pour les kurdes, une question nationale – essentiellement en Irak – et de reconnaissance de leur culture, en Turquie. </p>
<p>« Il faut s’exprimer coûte que coûte, une étoile au bras ou au cœur, l’identité collée à l’âme ou au poignet »… Voici une conclusion qui vaut pour tout individu, et qui est un fil conducteur du roman.</p>
<p>Illustration très forte de chemins de vie qui s’entrecroisent, au hasard des rencontres et des séparations, mêlant des cultures et identités aux siennes propres, les enrichissant tout en les interrogeant. Le judaïsme pourrait bien apporter des pistes passionnantes de réflexion sur les débats nationaux actuels. </p>
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		<title>Cette étoile à mon bras</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 10:32:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Armanc Rohan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Art]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est avec grande joie que nous vous annonçons la sortie prochaine en librairie du roman d&#8217;une de nos rédactrices, malgré le fait qu&#8217;elle soit peu active (rire), Setâre Enayatzadeh, aux Editions L&#8217;Harmattan. Ca reste entre nous, mais cette jeune femme a des origines kurdes du côté de Riha (Urfa), la mythique cité biblique, et comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est avec grande joie que nous vous annonçons la sortie prochaine en librairie du roman d&#8217;une de nos rédactrices, malgré le fait qu&#8217;elle soit peu active (rire), <a href="http://bersiv.com/author/enayatzadehsetare">Setâre Enayatzadeh</a>, aux Editions L&#8217;Harmattan. Ca reste entre nous, mais cette jeune femme a des origines kurdes du côté de Riha (Urfa), la mythique cité biblique, et comme nous sommes de gros nationalistes, on va tous chez notre libraire et on en commande un (ou deux, ou plusieurs)&#8230; aller hop hop hop. Je vous laisse avec sa présentation ci-dessous&#8230;</p>
<p><a href="http://bersiv.com/files/2010/01/etoile-1.jpg"><img src="http://bersiv.com/files/2010/01/etoile-1.jpg" alt="etoile" title="etoile" width="97%" class="aligncenter size-full wp-image-3769" /></a></p>
<blockquote><p><strong>« Nous étions nombreux à avoir ce gène ethniquement transmissible du nom de judaïsme&#8230; Vivre avec, c&#8217;était rejoindre le clan des anormaux, des handicapés, des sous-hommes. C&#8217;est la raison pour laquelle on avait décidé pour notre bien qu&#8217;il était préférable d&#8217;être mort. Vivre avec une telle tare c&#8217;était comme avoir l&#8217;apparence d&#8217;un homme sans en avoir la dignité (…) Alors j&#8217;ai tout simplement décidé de commettre le crime pour lequel on m&#8217;avait accusé à tort, histoire de n&#8217;être pas condamné pour rien: j&#8217;ai endossé la déloyauté qu&#8217;on attribue généralement aux juifs, j&#8217;ai changé de nom et de pays pour, dans un premier temps, échapper à l&#8217;ennemi alors qu&#8217;il n&#8217;était pas assez puissant pour m&#8217;arrêter… »</p>
<p>Heinrich fuit sa vie pour dessiner l’histoire de sa mort. Il est vite rattrapé par le devoir, et ce dernier s’incarne en Franck Folley, un diplomate qui décide de faire entrer le jeune artiste juif dans l’univers des hauts dignitaires nazis. Entre espionnage et apprentissage de l’horreur, Heinrich réalise bien qu’il n’est finalement plus maître des limites de l’humanité qu’il voit sans cesse repoussées.</strong></p>
<p>Setâre ENAYATZADEH est désormais spécialiste du monde iranien et enseigne la philosophie dans le secondaire, ainsi qu’à l’ESG (Ecole Supérieure de Gestion). Née à Marseille en 1983, elle s’est d’abord penchée avec sensibilité sur les pages génocidaires de l’histoire, dans un souci de compréhension de la dimension que prend l’existence dans des circonstances qui l’étouffent.</p></blockquote>
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		<title>Si vous êtes sensible, nous le sommes aussi&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Dec 2009 14:16:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Armanc Rohan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Le combat de libération qui a été débuté par le PKK en 1984 a fait des milliers de morts. Le bilan a été plus lourd chez les Kurdes. Des dizaines de milliers de civils kurdes ont été tués par les différents services de l&#8217;armée turque depuis le début de cette guerre. Des milliers de SOLDATS [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le combat de libération qui a été débuté par le PKK en 1984 a fait des milliers de morts. Le bilan a été plus lourd chez les Kurdes. </p>
<p>Des dizaines de milliers de civils kurdes ont été tués par les différents services de l&#8217;armée turque depuis le début de cette guerre. Des milliers de SOLDATS ont été tués par la guérilla kurde. Quelques enseignants, médecins, etc… qui dénonçait la population kurde aux services secrets turcs ont également été tués par l&#8217;ARGK (HPG actuel).</p>
<p>La presse turque parle de sensibilité à l&#8217;égard des turcs. Selon eux, les Turcs sont sensibles aux sujets du PKK car ce dernier aurait tué des milliers de soldats turcs. Je le conçois… on peut éprouver de la haine. Cette même presse demande à ce que le peuple kurde condamne le PKK car le peuple turc serait sensible. </p>
<p>A-t-on déjà parlé de la sensibilité des Kurdes à ce propos? Les Kurdes veulent aussi que leur &#8220;frère&#8221; turc condamne les actions du gouvernement turc et de l&#8217;armée turque.</p>
<p>Le peuple kurde doit montrer de la compassion mais ne doit pas en recevoir?</p>
<p>Moi, quand j&#8217;ai vu la vidéo qui suit, j&#8217;ai éprouvé de la haine… non, parce que je suis Kurde mais seulement parce que ce qui est montré sur la vidéo est inhumain. Si les guérilléros du PKK faisaient la même chose, je les condamnerais et me battrais contre leurs actions.</p>
<p>Pourtant la presse turque ne parle pas de la sensibilité des Kurdes. </p>
<p>Moi, je comprends pourquoi les jeunes kurdes sont dans les rues à caillasser les forces de l&#8217;ordre…</p>
<p>J&#8217;aurais été là-bas, j&#8217;aurais fait la même chose. </p>
<p>Mes frères et sœurs se font tués, d&#8217;accord c&#8217;est une guerre, mais qu&#8217;on les humilie… ne m&#8217;en demandais pas trop, je suis humain… j&#8217;éprouves aussi de la haine. Et ce qui représente l&#8217;état, la police, seront mes cibles dans ce cas-là.</p>
<p>Je me rappelles du discours de Recep Tayyip Erdogan (actuel Premier ministre de la Turquie) qui déclaraient que les forces de l&#8217;ordre doivent faire leur boulot même si ce sont des enfants et des femmes qui sont visés… de l&#8217;autre côté, il soutenait les palestiniens et parlaient de réactions normales à propos des jets de cailloux pendant l&#8217;intifada par des enfants palestiniens. Selon lui, ce serait de la légitime défense et un combat de cailloux contre armes de pointe. Rien de grave.</p>
<p>Quand le tour vient aux Kurdes… c&#8217;est du terrorisme. Oui! oui! Jeter des cailloux sur la police, selon la Turquie, c&#8217;est du terrorisme. Ca leur fait des bobos de recevoir des cailloux. Bah oui, ça fait souffrir les bobos. Les balles, c&#8217;est plus efficace… ça tue!</p>
<p>Par contre, casser le bras des enfants, tirer à bout portant sur des jeunes universitaires, gazer au lacrymogène de vieilles femmes et des enfants ce n&#8217;est pas du terrorisme d&#8217;état. C&#8217;est une procédure normale de la police, fait en toute légalité.</p>
<p>La Tête de Turc des Turcs sont les Kurdes…</p>
<p><em><strong>PS</strong>: Dans la vidéo, les soldats insultent des corps sans vie.</em></p>
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		<title>Tuer des Kurdes, c&#8217;est de la légitime défense&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 18:36:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Armanc Rohan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout le monde le sait, les Kurdes sont des gros monstres tueurs de bébés sans pitié. Des vampires qui aiment que le sang coule. Hier, durant une manifestation à Kop dans la province de Mûş, deux kurdes ont été tués et huit autres blessés. L&#8217;attaque a été perpétrée par un commerçant d&#8217;origine arabe dont la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout le monde le sait, les Kurdes sont des gros monstres tueurs de bébés sans pitié. Des vampires qui aiment que le sang coule.</p>
<p>Hier, durant une manifestation à Kop dans la province de Mûş, deux kurdes ont été tués et huit autres blessés. L&#8217;attaque a été perpétrée par un commerçant d&#8217;origine arabe dont la famille est connue comme étant <strong>protecteur de villages</strong>.</p>
<p>Sa famille et lui-même ont été transportés en hélicoptère pour le protéger des manifestants qui ont voulu le lyncher après qu&#8217;il ait tué 2 personnes et blessé 8 autres.</p>
<p>La police protège ceux qui tuent des Kurdes.</p>
<p>Selon le premier ministre de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, il est normal que ce commerçant ait réagi ainsi. Selon ce dernier, il se serait défendu contre les méchants kurdes qui brisaient ses fenêtres.</p>
<p>Il est normal de tuer des gens qui cassent des biens matériels. C&#8217;est courant, partout dans le monde, tout le monde tue quand sa voiture est cassée ou quand les vitres de sa maison sont brisées.</p>
<p>Surtout que ce commerçant fait exprès de laisser ouvert ses rideaux alors que tout le monde les a fermé, qu&#8217;il se prépare en mettant un gilet pare-balle, qu&#8217;il a des munitions et des grenades dans son magasin et qu&#8217;il sort avec une Kalashnikov AK47 pour attaquer la foule.</p>
<p>Ce n&#8217;est sûrement pas prémédité n&#8217;est-ce pas?</p>
<p>Dans un précédent article, je parlais d&#8217;une autre attaque à Dolapdere &#8211; Istanbul où des fascistes s&#8217;étaient attaqués à des manifestants kurdes avec des armes à feu. Les médias turcs se sont empressés de dire que c&#8217;était des balles à blanc, mais nous apprenons également qu&#8217;aucun n&#8217;est inquiété par la justice.</p>
<p>Par contre, un jeune qui a été blessé par l&#8217;attaque est placé en garde à vue.</p>
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