C’est avec grande joie que nous vous annonçons la sortie prochaine en librairie du roman d’une de nos rédactrices, malgré le fait qu’elle soit peu active (rire), Setâre Enayatzadeh, aux Editions L’Harmattan. Ca reste entre nous, mais cette jeune femme a des origines kurdes du côté de Riha (Urfa), la mythique cité biblique, et comme nous sommes de gros nationalistes, on va tous chez notre libraire et on en commande un (ou deux, ou plusieurs)… aller hop hop hop. Je vous laisse avec sa présentation ci-dessous…
« Nous étions nombreux à avoir ce gène ethniquement transmissible du nom de judaïsme… Vivre avec, c’était rejoindre le clan des anormaux, des handicapés, des sous-hommes. C’est la raison pour laquelle on avait décidé pour notre bien qu’il était préférable d’être mort. Vivre avec une telle tare c’était comme avoir l’apparence d’un homme sans en avoir la dignité (…) Alors j’ai tout simplement décidé de commettre le crime pour lequel on m’avait accusé à tort, histoire de n’être pas condamné pour rien: j’ai endossé la déloyauté qu’on attribue généralement aux juifs, j’ai changé de nom et de pays pour, dans un premier temps, échapper à l’ennemi alors qu’il n’était pas assez puissant pour m’arrêter… »
Heinrich fuit sa vie pour dessiner l’histoire de sa mort. Il est vite rattrapé par le devoir, et ce dernier s’incarne en Franck Folley, un diplomate qui décide de faire entrer le jeune artiste juif dans l’univers des hauts dignitaires nazis. Entre espionnage et apprentissage de l’horreur, Heinrich réalise bien qu’il n’est finalement plus maître des limites de l’humanité qu’il voit sans cesse repoussées.
Setâre ENAYATZADEH est désormais spécialiste du monde iranien et enseigne la philosophie dans le secondaire, ainsi qu’à l’ESG (Ecole Supérieure de Gestion). Née à Marseille en 1983, elle s’est d’abord penchée avec sensibilité sur les pages génocidaires de l’histoire, dans un souci de compréhension de la dimension que prend l’existence dans des circonstances qui l’étouffent.
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