L’agence de presse DIHA (Dicle Haber Ajansi) révèle qu’elle a reçu une lettre de Mr Sedat Akgök, détenu dans la prison type D de Diyarbakir, dont le contenu a été censuré par la Commission de lecture des courriers de la prison. Dans sa lettre, Mr Akgök témoigne de l’inefficacité de la politique carcérale à l’origine de la mort de nombreux détenus.
Le détenu entendait dénoncer les conditions de vie et la dégradation de l’état de santé des détenus dans la prison type D de Diyarbakir à l’agence de presse. Seulement, certains passages de la lettre ont été censurés par des gribouillages effectués par la Commission de lecture des courriers. Sur près de 7 paragraphes, 4 ont été griffonés à l’encre bleue. La lettre est également percée à plusieurs endroits.
Une politique carcérale inefficace à l’origine de la mort:
L’agence de presse nous révèle que le détenu, dans sa lettre, dénoncait la commission venue enquêter sur les conditions de vie dans la prison de Diyarbakir après la mort successive de deux détenus, Mr Hasan Kert et Mr Besir Özer. Celle-ci avait conclu, après son enquête, qu’il n’y avait aucun problème. Pourtant, selon l’auteur de la lettre, des détenus meurent. Mr Sedat Akgök explique que les morts se feront de plus en plus nombreux dans ces conditions. Il explique par ailleurs qu’il faut écarter l’argument du “destin” pour expliquer la mort des détenus et se pencher sérieusement sur la dégradation de leur état de santé.
Pour Mr Akgök, à l’origine de la mort des détenus: la négligence. Il écrit “En résumé, en très peu de temps trois de nos amis sont morts, victimes de la politique carcérale de l’Etat. L’objectif principal de l’Etat: faire des victimes. Nous ne voulons plus qu’il y ait des morts. Nous attirons l’attention de tous sur ce problème”.


